« La boucherie héroïque », Candide, chapitre trois, Voltaire ; 1759.

 

Introduction

 

 

 En guise d'introduction à l'exposé oral de ce passage de Candide, je vous en propose une qui me semble exemplaire. Elle est issue du blog « les carnets du vicomte » et je me permets de la recopier ci-dessous telle quelle, j'espère que l'auteur n'y verra pas un plagiat, mais bien au contraire une reconnaissance de son travail. Vous pourrez vous en inspirer, et notamment de sa structure, pour bâtir les vôtres, qu'il s'agisse d'une introduction orale ou d'une introduction de commentaire composé.

 

 L'article complet est disponible à l'adresse suivante :

 http://vicomte.aliceblogs.fr/blog/_archives/2007/10/8/3278122.html

 

 Il comporte un commentaire de l'extrait, assez technique, particulièrement intéressant du point de vue de l'étude de l'énonciation et des points de vue. Quant à moi, j'adopterai un plan similaire, mais je mènerai mon analyse d'une manière complémentaire et plus abordable, je l'espère.

 

 

 « Les parties entre crochets [x] ne sont qu’une indication supplémentaire pour suivre le plan, elles n’apparaissent pas dans le commentaire.

 

[Introduction]

[présentation de l’auteur]

Voltaire est resté à la postérité comme l’auteur de contes philosophiques, dont Candide est considéré comme le chef-d’œuvre. Inventeur de ce genre marqué par la brièveté et par l’intention polémique, Voltaire y use de l’ironie pour dénoncer les travers d’une société dans laquelle il vit. L’une des stratégies les plus fréquentes à ce sujet est la vision d’un monde connu du lecteur par les yeux d’un personnage naïf et inexpérimenté.

[présentation de l’œuvre et situation du passage]

C’est le cas du héros éponyme de cette œuvre, Candide, propulsé dans un monde qu’il méconnaît et manipulé par les hommes dont il n’aura de cesse de découvrir les défauts. Après avoir été chassé de son « paradis terrestre », le château du baron Thunder-ten-Tronkh, Candide est enrôlé contre son gré dans l’armée bulgare et fait ses premiers pas dans le monde réel en traversant un champ de bataille. Le lecteur voit la scène par les yeux du personnage, et passe comme lui de l’admiration à l’horreur.

[présentation des caractéristiques stylistiques du passage et problématique]

Le procédé de la focalisation interne nous place dans l’esprit d’un jeune homme naïf, tout empreint des leçons optimistes de son maître de métaphysique Pangloss. Dans quelle mesure cette mise en scène fictive est-elle l’occasion d’une dénonciation ironique et donc plus efficace de la guerre ?

[plan en deux parties, avec détail des sous-parties dans chacun des axes proposés]

                Nous verrons d’abord que la guerre est vue par les yeux de Candide, qu’elle est marquée par le bruit et la fureur et que cette stratégie narrative a pour objectif de gérer l’atrocité.

                Nous montrerons ensuite que ce passage est une parodie d’épopée dans laquelle la valorisation initiale des hauts faits d’arme laisse rapidement la place à la dénonciation d’un déchaînement de violence absurde, par le biais d’une impression de décalage entre la réalité décrite et sa justification. »

 

 

Vos questions concernant l'introduction de ce texte, ou le problème des introductions en général, peuvent prendre place ici.